Florence: les lettres et les arts

Lettres

Avec Dante, la langue italienne prit son essor sur les bords de l'Arno et, aujourd'hui, c'est encore dans la région de Florence qu'elle se révèle la plus pure.
Dante Alighieri (1269-1322) fut prieur à Florence en 1300 et exilé deux ans plus tard; il erra alors dans toute l'Italie avant d'aller mourir à Ravenne. Béatrice Portinari, qu'il rencontra à peine âgée de 10 ans et qui mourut à 24 ans, fut l'inspiratrice de toute son oeuvre et plus spécialement de la « Vita Nova ». Mais son chef-d'oeuvre reste la Divine Comédie, sommet du savoir spirituel de l'époque, dans laquelle Dante, conduit par Virgile, puis par Béatrice, visite l'Enfer, le Purgatoire, le Paradis. Au 14e s. dominent également les noms de Pétrarque et Boccace.
Machiavel (1467-1327), grand homme d'État dont le nom a donné le mot machiavélisme, synonyme de ruse et de duplicité, fut le pionnier de l'unité italienne en même temps que l'auteur du « Prince » (1513), essai sur la politique et la manière de gouverner dédié à Laurent II de Médicis, petit-fils de Laurent le Magnifique.

Arts

Du 12e au 16e s., du hiératisme byzantin au maniérisme décadent, Florence voit une extraordinaire floraison des arts visuels dont l'apothéose se situe au siècle des Médicis.

Peinture.

Les caractères de l'école florentine sont la recherche de la beauté de la forme, le souci d'évoquer une nature idéalisée, une composition équilibrée, l'importance de la perspective. Vasari (1511-1574) en est l'historien.
Cimabue (1240-1302) est encore proche des mosaïstes, mais Giotto (1266-1337) se libère de la tradition byzantine en recherchant la vérité, le mouvement, l'expression. Masaccio (1401­1428), précurseur dans le domaine des raccourcis, étudie la profondeur de l'espace, tandis que le bienheureux Fra Angelico (1387-1455) – formé par un autre moine, Lorenzo Monaco – exprime une mystique suave dans une technique souvent encore gothique. Paolo Uccello (1397-1475) et Andrea del Castagno (1423-1457) travaillent surtout à rendre les volumes, au contraire des dessinateurs fins et aigus que sont Filippo Lippi (1406-1469) et Benozzo Gozzoli le chroniqueur (1420-1497). L'apogée et le déclin de la première Renaissance florentine sont marqués par les frères Pollaiuolo, Sandro Botticelli (1444-1510), élève de Filippo Lippi, Domenico Ghirlandaio (1449-1494) et Filippino Lippi (1459-1504), fils de Filippo.
La seconde Renaissance (16e s.) est dominée par les grands noms de Léonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël, qui firent leurs premières armes à Florence, par le brillant coloriste Andrea del Sarto (1486-1531) et par le portraitiste Bronzino (1503-1572).

Architecture et sculpture.

Les architectes ont créé un style fait de mesure dans la grandeur: proportions harmonieuses et décor géométrique en marbres de couleur pour les édifices religieux, massif appareil en bossages et corniche débordante pour les palais.
Les grands maîtres d'oeuvre gothiques sont Arnolfo di Cambio (vers 1250-1302) et Giotto, annonciateurs de la Renaissance et maîtres d'Orcagna (1308-1368), architecte, sculpteur et peintre. Ceux de la Renaissance se réfèrent à la tradition antique: le sobre et raffiné Brunelleschi (1377-1446), rival de Ghiberti en sculpture, Leon-Battista Alberti (1404-1472) qui est aussi écrivain, et Michelozzo (1396-1472).
Parmi les sculpteurs, il faut mettre hors de pair Ghiberti (1378-1455), Donatello (1386-1466) au génie à la fois réaliste et stylisé, Luca della Robbia (1400-1482) qui est aussi spécialiste de la terre cuite, Verrocchio (1436-1488). Donatello aura de nombreux et charmants imitateurs: Desiderio da Settignano (1428-1464), Mino da Fiesole (1430-1484), Benedetto da Maiano (1442-1497).
Au 16e s., on relève les noms de deux grands sculpteurs, Benvenuto Cellini (1500-1571), surtout orfèvre, mais aussi mémorialiste, et Jean Bologne (1529-1608).

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