Florence: Histoire

 

Florence se développa à partir de l'an 200 avant J.-C. autour de la Via Flaminia qui franchissait l'Arno à l'emplacement de l'actuel Ponte Vecchio.

Mais sa puissance remonte seulement aux 11e-12e s. On assiste alors au développement des métiers organisés en puissantes corporations, à la naissance d'une monnaie dont l'unité est le florin, à l'extension de l'exportation des draps de Florence.

Les luttes intestines. Au 13e s. apparaissent Guelfes, partisans du Pape, et Gibelins, soutiens de l'Empereur. Les Guelfes, les premiers vainqueurs, chassent les Gibelins qui s'allient à d'autres cités ennemies de Florence, Sienne notamment, et battent à leur tour les Guelfes, à Montaperti. Malgré leur défaite, les Guelfes réagissent, et triomphent des nobles Gibelins en 1266. Ils établissent le gouvernement de la Signoria où siègent les « Priori ». Puis la division s'établit entre Guelfes Blancs et Guelfes Noirs jusqu'en 1348, époque à laquelle la Peste Noire emporte plus de la moitié des Florentins.
La puissance de l'argent. — Succédant aux prêteurs lombards et juifs, les banquiers florentins étaient renommés dans toute l'Europe. Dès 1199, ils sont en relation avec l'Angleterre et, en 1262, ils émettent les premières lettres de change qui donneront un essor considérable au commerce florentin et européen. Les principaux banquiers furent les Bardi-Peruzzi qui avancèrent d'énormes sommes à Edouard III d'Angleterre au début de la guerre de Cent Ans, permettant aux « goddons » de remporter la bataille de Crécy (1346). Avec eux, les Pitti, les Strozzi, les Pazzi, les Médicis, tinrent les premières places.

Les Médicis. Jean de Bicci (1360-1429), banquier, est le fondateur de cette illustre dynastie de mécènes. Côme l'Ancien (1389-1464), le « grand marchand de Florence », le « Père de la Patrie », riche et généreux, s'entoure d'artistes; il fonde l'Académie platonicienne et la bibliothèque Laurentienne (agrandie plus tard par son petit-fils Laurent - d'où son nom). Laurent le Magnifique (1449-1492), splendide de laideur intelligente, versifie avec talent; ses amis, peintres, philosophes, poètes, l'appellent familièrement Lauro (laurier); sa mort marque la fin du « Siècle des Médicis ».
Le sceptre revient pourtant à la branche cadette des Médicis, issue aussi de Jean de Bicci: Côme Ier (1519-1574), fils du condottiere Jean des Bandes Noires, annexe Sienne et devient le premier grand-duc de Toscane. François (1541-1587), dont la fille Marie sera reine de France, épouse en secondes noces la belle vénitienne Bianca Cappello. Le dernier Médicis d'envergure fut Ferdinand Ier (1549-1609).

Savonarole. Ferrarais, le dominicain Savonarole (1452-1498), prieur du couvent de St-Marc, fanatique et ascétique, est l'antithèse des Florentins, artistes et bons vivants, qui n'en subissent pas moins son ascendant. En r493, il tonne en chaire de S. Maria del Fiore contre les plaisirs des sens et des arts, avec une véhémence terrifiante. Il fait expulser Pierre II de Médicis, fils de Laurent, pour sa lâcheté vis-à-vis des Français, mais accueille Charles VIII en 1494. En 1497, il organise sur la piazza della Signoria un « bûcher des vanités » où sont brûlés masques, perruques, instruments de musique, livres de poésie et oeuvres d'art. Un an plus tard, au même endroit, s'élevait un bûcher destiné à Savonarole.


 

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