Florence: Duomo

Il s'élève sur la piazza del Duomo et sur la piazza San Giovanni, contiguë, la cathédrale forme avec le campanile et le baptistère un ensemble d'un intérêt artistique exceptionnel.

Sous la Loggia del Bigallo, gothique, étaient exposés les enfants perdus ou abandonnés.

Cathédrale (Duomo).

Construite aux frais de la République florentine et par les soins de la corporation des drapiers, la cathédrale Santa Maria del Fiore est l'une des plus vastes du monde chrétien. Commencée en 1296 par Arnolfo di Cambio, elle fut consacrée en 1436; l'impressionnante coupole, oeuvre de Brunelleschi (hauteur: 206 m), qui demanda 24 ans de travail, vint couronner l'édifice en 1434. Des marbres polychromes composent la décoration géométrique de l'appareil.

Une façade moderne (fin du 19e s.) remplace celle qui fut détruite en 1588.

On découvre avec saisissement l'ensemble grandiose formé par l'immense marqueterie de marbres qui revêt l'édifice et par le chevet, d'une extraordinaire ampleur.
A la façade latérale Sud, on remarque la porte des Chanoines (fin du 14e s.). Dans le flanc Nord, s'ouvre la porte de la Mandorle: entre l'archivolte et le gâble, une Assomption représente la Vierge dans une « mandorle » (amande) soutenue par des anges; au tympan, Annonciation en mosaïque (1490).

Intérieur.

La nudité des nefs contraste avec la somptuosité de l'extérieur. De hautes voûtes gothiques retombent sur des arcades de forte portée.

La coupole est couverte par la grande fresque du Jugement Dernier, oeuvre de Vasari et de Federico Zuccari, et éclairée par des vitraux exécutés d'après des cartons de Donatello, Paolo Uccello, Andrea del Castagno et Lorenzo Ghiberti.

On peut monter dans la galerie intérieure et au sommet (464 marches) de la coupole (entrée en haut de la nef).

De la galerie on a une vue plongeante extraordinaire sur la nef; du sommet, panorama magnifique sur Florence.

Sous la coupole, le vaste choeur octogonal, ceint d'une élégante clôture de marbre exécutée en 1555, est dominé par un grand crucifix (15e s.) de Benedetto da Maiano.

De chaque côté du maitre-autel, les portes des sacristies ont des tympans décorés de terres cuites aux bleus légers par Luca della Robbia: Ascension et Résurrection.

Dans le choeur, se déroula un épisode dramatique de la conjuration des Pazzi: ceux-ci, rivaux des Médicis, tentèrent d'assassiner Laurent le Magnifique (Lorenzo il Magnifico) le dimanche 26 avril 1478, au moment de l'Elévation; Laurent, bien que blessé par deux moines, réussit à se réfugier dans une sacristie, mais son frère Julien (Giuliano) tomba sous les coups des spadassins.

La chapelle axiale contient un chef-d'oeuvre de Ghiberti, le sarcophage de saint Zanobi, premier évêque de Florence: un des bas-reliefs montre le saint ressuscitant un enfant.

Dans la première travée de la nef gauche, une fresque de 1465 (Domenico de Michelino) montre Dante expliquant la Divine Comédie (Enfer, Paradis, Purgatoire) à Florence.

 

Plus loin à droite, deux fresques d'Uccello (1436) et d'Andrea del Castagno (1456) représentent des condottieri (généraux): Giovanni Acuto (nom italien de John Hawkwood) et Niccolò da Tolentino


Par un escalier situé de l'autre côté de la nef centrale, entre le 1er et le 2e pilier, on accède à la crypte de Santa Reparata. Il s'agit des restes, récemment mis au jour, d'une basilique romane démolie lors de la construction de l'actuelle cathédrale et résultant elle-même de la transformation d'une basilique paléochrétienne (5e-6e s.). Les fouilles ont révélé notamment les restes d'un pavement à mosaïques appartenant à l'édifice d'origine et la tombe de Brunelleschi (derrière une grille donnant sur la salle au bas de l'escalier, à gauche).

Campanile.

Svelte et élancé (82 m de hauteur), il contraste avec la coupole de Brunelleschi, ses lignes droites équilibrant les courbes de celle-ci. Giotto en fit les plans et en commença la construction en 1334, mais mourut en 1336. Ce campanile gothique (il fut achevé à la fin du 14e s.) surprend par sa décoration géométrique où dominent les lignes horizontales
Des copies ont remplacé les bas-reliefs de la partie inférieure de l'édifice, sculptés, au ter registre, par Andrea Pisano et Luca della Robbia, au 2e, par des élèves d'Andrea Pisano, selon une conception d'ensemble due à Giotto; les originaux sont au musée de l'Oeuvre de la cathédrale.
Du sommet du campanile (414 marches), beau panorama sur la cathédrale et la ville.

Baptistère.

Revêtu de marbres blancs et verts, il est d'un style roman sobre, harmonieux, équilibré. Ses portes sont universellement connues.

La porte Sud (porte d'entrée), par Andrea Pisano (1330), est gothique

  • en haut, scènes de la vie de saint Jean-Baptiste
  • en bas, les Vertus, 3 théologales (Foi, Espérance, Charité) et 5 cardinales.

Les encadrements, d'une extrême virtuosité, sont de Vittorio Ghiberti, fils de Lorenzo Ghiberti.

Le baptème du Christ
Caritas (La charité)

 

La porte Nord (1403-1424) est la première exécutée par Lorenzo Ghiberti, à la suite d'un concours auquel participèrent Brunelleschi, Donatello et Jacopo della Quercia; les scènes de la vie du Christ sont évoquées avec une noblesse et une harmonie de composition extraordinaires. Nous sommes au début de la Renaissance.
   
   

 

Face à la cathédrale, la porte Est (1425-1452) est celle que Michel-Ange déclarait digne d'être la « Porte du Paradis ». Ghiberti y évoque l'Ancien Testament; dans les niches, Prophètes et Sibylles. L'auteur s'est représenté, chauve et malicieux, dans un médaillon.

Cliquez ici pour La rencontre de Salomon avec la Régine de Saba.

La création d'Adam et Ève
La mort d'Abel

Intérieur.

Avec ses 25 m de diamètre, ses marbres noirs et blancs, son pavement décoré de motifs orientaux, il est grandiose et majestueux.

La coupole est couverte de magnifiques mosaiques du 13e s.: de part et d'autre du grand Christ en Majesté, est représenté le Jugement Dernier; sur les cinq registres concentriques qui couvrent les cinq autres pans de la coupole, on reconnaît, en lisant du sommet vers la base, les Hiérarchies célestes, la Genèse, la Vie de Joseph, des scènes de la vie de la Vierge et de Jésus, la Vie de saint Jean-Baptiste.

 

A droite de l'abside, le tombeau de l'antipape Jean XXIII, ami de Côme l'Ancien, est une oeuvre remarquable réalisée en 1427 par Donatello aidé de Michelozzo.



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