Santa Maria Novella.

L'église de Ste-Marie-Nouvelle et le couvent attenant furent fondés au 13e s. par les Dominicains. Elle se trouve tout près de la gare de Florence.
Commencée en 1246, elle ne fut achevée qu'en 1360, à l'exception de la façade aux lignes harmonieuses et aux motifs géométriques de marbres blancs et verts, par Leon Battista Alberti. Le soleil est le soleil dominicain de Saint Thomas d'Aquin, mais ausi le soleil néoplatonique de Marsilio Ficino.

C'est une vaste église (200 m de longueur), faite pour la prédication, comme toutes les églises bâties par les Dominicains.

Sur le mur de la 3e travée de la nef gauche, on peut voir la fameuse fresque de la Trinité avec la Vierge, saint Jean et les donateurs, dans laquelle Masaccio, adoptant les théories nouvelles de la Renaissance, déploie une magistrale technique de la perspective.

Dans le transept gauche, la chapelle Strozzi (surélevée) est ornée de fresques (1357) par Orcagna qui a décrit avec ampleur le Jugement Dernier.

La sacristie renferme un beau crucifix (au-dessus de la porte d'entrée) de Giotto et un élégant lavabo en terre cuite émaillée de Giovanni della Robbia.

Dans la chapelle Gondi (1re à gauche du maître-autel) est exposé le célèbre crucifix de Brunelleschi pour lequel Donatello conçut, dit-on, une telle admiration qu'il en laissa choir les oeufs qu'il portait.

Le choeur est décoré d'admirables fresques de Domenico Ghirlandaio qui, sur le thème de la vie de la Vierge et de saint Jean-Baptiste, a brossé un éblouissant tableau de la vie florentine à l'époque de la Renaissance.

Cloîtres.

Le plus beau est le «cloître vert» ainsi appelé à cause de la teinte dominante de sa décoration de fresques dues à Paolo Uccello et son école.

Sur ce cloître, s'ouvre la chapelle des Espagnols couverte de fresques d'Andrea di Buonaiuto (fin du 14e s.), d'un symbolisme compliqué. Face à l'entrée, Montée au Calvaire, Crucifixion, Descente aux Limbes; au-dessus, à la voûte, la Résurrection. Au mur de gauche, Triomphe de la Sagesse divine et Glorification de saint Thomas d'Aquin: à la voûte, la Pentecôte; au-dessous, sur le mur, le théologien dominicain, assis sur un trône et entouré des Sages de l'Ancien et du Nouveau Testament, personnifie la doctrine catholique; grâce à celle-ci, les Arts libéraux (au-dessous, à droite) et les Arts sacrés (à gauche) sont animés par l'Esprit divin. Au mur de droite, l'Eglise militante et triomphante, et exaltation de l'action des Dominicains: à la voûte, la barque de saint Pierre représente l'Eglise; sur le mur, en bas, devant une église, se tiennent le pape et l'empereur (les deux personnages placés au sommet des hiérarchies humaines); le troupeau des fidèles est gardé par les Dominicains (Domini Canes: les Chiens du Seigneur) symbolisés par des chiens déchirant les loups hérétiques; au-dessus, grâce à la confession, les âmes purifiées des pêchés capitaux (assis à droite) peuvent entrer au Paradis.

 

 

 

 

 

 

 

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